Le type était étonnant : cinq mariages, huit romans à succès sous le pseudo de John Lange, deux douzaines de romans best-sellers sous son propre nom, cinq films comme metteur en scène, des scénarios décisifs pour Coma (1978), Rising Sun (Soleil Levant, 1993), Michael Crichton n'avait pas besoin de Jurassic Park, ni que des paléontologues donnent son nom à un dinosaure, pour imprimer sa marque dans la culture pop de ce dernier demi-siècle. Crichton est mort mardi d'un cancer, à Santa Monica. Il avait 66 ans. Incroyablement versatile, on lui doit aussi l'impérissable feuilleton Urgences.
Il devait peut-être son adaptabilité et sa productivité au milieu dans lequel il a grandi : celui de la publicité, à Chicago et New York. Son père éditait la plus grande revue professionnelle du métier, Advertising Age. Etudiant en littérature à Harvard, il changea de matière quand un professeur critiqua son style.
Spielberg. Diplômé en anthropologie, Michael Crichton fit ensuite sa médecine, toujours à Harvard. Ces deux matières devaient bien le servir plus tard pour ses livres. Il s'était mis à écrire sous pseudo - les thrillers de John Lange, mais aussi sous le nom de Jeffery Hudson - pour financer des études prolongées : A Case of Need, sur l'avortement, qui lui valut un Edgar en 1966. Mais c'est The Andromeda Strain qui l'a lancé, en 1969, lorsqu'il résidait en Californie, faisant un doctorat au Salk Institute d




