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Libération

Planche de salut

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Publié le 29/01/2009 à 6h52

Au début, les choses étaient claires et élémentaires : une grande démocratie allait voter pour désigner un nouveau chef de l’exécutif. A l’arrivée, le tableau est sensiblement différent : l’humanité tout entière a adoubé un super-héros pour régler l’ensemble de ses problèmes. De Tocqueville, on est passé à Marvel Comics.

Ceux qui doutaient encore de cet improbable changement de cap dans la civilisation en ont eu une confirmation spectaculaire, la semaine dernière, sur le site du quotidien britannique The Guardian. La page d'accueil affichait deux grands titres. A droite : «Le Président a quatre ans pour sauver la planète», propos tenu par le climatologue Jim Hansen, qui considère que seul Obama peut encore nous faire dévier de la trajectoire qui nous conduit vers le grill, s'il veut bien considérer l'accroissement de l'effet de serre avec moins de désinvolture que son prédécesseur.

A gauche, cet autre titre : «La bande dessinée s'empare de l'intronisation présidentielle» (pardonnez cette laborieuse traduction du titre original «Comic take on inauguration»), avec, en dessous, une case de BD où Obama fait ami-ami avec Spiderman lui-même. Motif de cette rencontre au sommet : la compagnie Marvel Comics a enrôlé le 44e président des Etats-Unis dans une nouvelle aventure de l'homme-araignée, lors de laquelle ce dernier parvient à déjouer un horrible traquenard. Le jour de la prestation de serment à Washington, un faux Obama s'introduit dans la cérémonie et menace d

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