Siri Hustvedt est romancière et critique d’art (dans le civil, elle est aussi la femme de Paul Auster, mais c’est une autre histoire). Ceux qui avaient lu l’an dernier son recueil d’essais intitulé Plaidoyer pour Eros avaient vu qu’elle s’intéressait aussi au fonctionnement du cerveau, le sien et celui des autres. Lors de son séjour en France en 2009, elle était en train de finir d’écrire la Femme qui tremble, et cherchait un titre. Un brain-storming improvisé avait proposé «Neuro-autobiographie». Le sous-titre est finalement Une histoire de mes nerfs, mais c’est bien d’une neuro-autobiographie qu’il s’agit. Siri Hustvedt est affligée (ou dotée ?) depuis l’enfance d’un système nerveux en état d’alerte : symptômes étranges, hallucinations auditives et visuelles, hypersensibilité à la couleur, migraines précédées de moments d’euphorie et de sensations de lévitation et, depuis peu, tremblements qui lui tombent dessus dans certaines situations. Autant de manifestations bizarres qu’elle vit comme des particularités certes encombrantes, mais pas comme une malédiction. Il y a quelques années, elle décide de partir sur la piste de ses symptômes pour comprendre ce qui lui arrive. Le résultat est ce livre, passionnant comme une enquête policière ou archéologique, qui croise psychiatrie, neurologie, mais aussi philosophie, littérature et anthropologie. Chemin faisant, elle (re)lit Dostoïevski et le psychologue russe Alexandre Luria, retrouve des souvenirs d’enfanc
Interview
Extase et tremblements
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Rencontre avec Siri Hustvedt
Publié le 14/10/2010 à 0h00
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