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Critique

Escalade Chris Bonington, au sommet

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Publié le 14/05/2011 à 0h00

Presque 500 pages pour escalader les sommets du monde, tutoyer la mort, avant de s’esbaudir aux exploits de Chris Bonington. Aux non-initiés, précisons que dans le milieu des grimpeurs, et notamment chez les Britanniques, Chris Bonington est une icône vivante. Et il grimpe encore ! Témoin, cette vidéo postée sur YouTube qui le montre, à 76 ans, en train de gravir, en janvier dernier, la cascade de glace de Lillaz, à Cogne, près de Chamonix.

Mais revenons au livre. Ce sont ses mémoires. Y défilent trente-cinq ans d’escalade, depuis son premier shoot, à 17 ans, quand il s’entête à escalader dans la neige l’arrête effilée du Crib Goch (923 mètres) au Pays de Galles, chaussé de godillots et vêtu de son imperméable de lycéen, jusqu’à une dernière expédition à l’Everest, en 1985, enrôlé par des Norvégiens.

Bonington enfile ses chapitres comme il a construit ses expéditions : avec méthode (il ne nous épargne aucune finesse d'escalade) et un grand sens de l'organisation. Notamment cette débauche de moyens pour gravir la face sud-ouest de l'Everest, en 1975, avec «[…] neufs grimpeurs de pointe, […] cinq de soutien, […] soixante porteurs d'altitude» et une logistique digne d'un assaut militaire. D'ailleurs, l'alpiniste en est un qui a choisi une carrière dans l'armée.

Mais Bonington appartient aussi à la race des puristes, grand amateur des techniques alpines. Il s’enflamme surtout pour des premières, des voies impossibles, recherchant en situation, ou sur une photo, la voie la

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