Romans
Sharon Pomerantz Rich Boy
Le roman d’apprentissage, jalonné d’embûches et de crises d’asthme, d’un fils d’ouvrier juif de Philadelphie. Il épousera une riche héritière. Deviendra-t-il associé, dans le cabinet d’avocats new-yorkais de son beau-père ? Robert Vishniak entre à l’université en 1965, fréquente la jeunesse dorée de Boston, travaille nuit et jour. Cinq femmes comptent dans sa vie, de sa mère à sa fille en passant par une cireuse de chaussures. Cl.D.
Yôko Ogawa Manuscrit zéro
Difficile d'écrire quand la réalité mord le quotidien, et bouscule l'imaginaire comme un jeu de quilles. Pas de cauchemar cependant pour Yôko Ogawa, qui se plie à l'exercice avec délices, sautant de l'enfance rêvée au présent avec acuité. Sa mémoire ne flanche jamais. Du soba-bolo un peu moisi offert par sa grand-mère au club de récitation squatté par «une fille de dermatologue […] aux yeux inutilement écarquillés», la romancière japonaise invente son nouveau monde avant qu'il ne disparaisse. Il y a les visites de «l'assistant social de la mairie en charge de l'amélioration de la vie», fanfaron qui distribue ses conseils («Votre récompense c'est le lecteur. Le lecteur qui daigne lire votre roman, c'est tout.») Il y a aussi la course aux objets prêtés, le festival de bonsaïs, et celui d'art contemporain où la visite d'œuvres en pleine nature est chronométrée à la minute près. Tant pis pour l'étudiant obèse - trop curieux qui enjambe la fenêtre puis se fond dans la rivière




