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Libération
Critique

De Frisco à Goa, l’épopée cosmique

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Un livre témoignage du photographe Bernard Plossu sur les années hippies.

Publié le 09/07/2011 à 0h00

A San Francisco, chez Patty, au sous-sol peint en violet, «deux pythons et les meilleures herbes» n'attendent que Bernard Plossu. «C'est cosmique», raconte-t-il, en découvrant la côte ouest des Etats-Unis, à l'été 1966, aux sources de la génération hippie. Il a alors 21 ans et ne sait pas qu'il deviendra photographe.

Entre amitié et liberté, Peace and love, Plossu évoque le sortilège de ces années patchouli, avant son départ pour l'Inde en 1970, «le Nikkormat en bandoulière». Ce sera la révélation, à Goa, «nouveau refuge hip» au sud de Bombay, comme il l'écrit en juillet 1970 dans le numéro  42 de Rock & Folk : «Etre hippie, c'est avant tout une philosophie et un art de vivre.»

Plus qu'un grenier à souvenirs, Far Out ! s'essaie à rassembler des bouts du monde et «des rencontres d'âmes», ainsi que le dit joliment l'auteur. L'on y croise les trois sœurs Baez, dont la douce Mimi Farina ; Allen Ginsberg, adepte des «OM» et chanteur de mantras à Chicago ; des anonymes qui pratiquent «les positions yoga du chameau ou du cobra pour assouplir leur corps et leur esprit» ; les pêcheurs de Calangute, LA plage des «hippies indolâtres» ; Alain Dister et Jean-François Bizot, nos cousins français, vêtus d'improbables manteaux version Il était une fois dans l'Ouest ; et Henry Miller, lors d'une journée mémorable, à Pacific Palisades (Los Angeles), où Plossu, ému, rate tous ses portr

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