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Libération
Critique

Peuple indignée pour les gazaouis

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Publié le 15/10/2011 à 0h00

Des femmes en pleurs qui «se cramponnent aux ruines de leur maison», des hommes «anéantis», des enfants ne sachant plus jouer sinon à courir «de façon incohérente». Des chars d'assaut dans les jardins publics, des quartiers rasés et laissés comme autant d'«espaces lunaires». Mais où l'on croise encore des habitants capables de s'évader par l'œilleton d'un télescope braqué vers Jupiter et ses satellites… Un «acharnement à survivre» qui laisse un «obscur sentiment» à Christiane Hessel-Chabry et qu'elle traduit en trente pages d'une très haute sobriété.

Gaza, j'écris ton nom est comme le reportage de dix ans de voyages vers cette bande de terre où ont poussé des «miradors» dans l'indifférence internationale ; où les pêcheurs se font canarder par la marine israélienne ; où des fillettes meurent sous les bombes. Où le passage d'un checkpoint donne à lui seul, «une idée de l'arbitraire».

La présidente de l'antenne palestinienne de la Voix de l'enfant - une association fédérative ayant pour but l'écoute et la défense de tout enfant en détresse - appartient, écrit-elle, à cette «génération qui a applaudi à la création de l'Etat d'Israël, en mai 1948» et qui n'hésitait pas à envoyer ses propres enfants «faire l'expérience stimulante de séjours dans les kibboutz». Elle dit aujourd'hui ne plus pouvoir se taire ni se «réfugier dans une attitude de neutralité». Elle a déjà ouvert les

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