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Libération

Droite-gauche, même combat économique

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Publié le 28/01/2012 à 0h00

En cinq ans, le monde a changé de monde. Celui de 2012 a peu à voir avec celui de 2007. La planète voulait alors croire à la fin des cycles, à la croissance éternelle, à une prospérité sans précédent qui venait de sortir de la pauvreté près d'un milliard d'individus. Le XXIe siècle démarrait en fanfare, au plan économique en tout cas. En France, droite et gauche continuaient de mimer les vieux clivages, sans rien changer ou presque à leur petit théâtre, le regard rivé sur leurs certitudes. 2012 sent le soufre, agite le tumulte et le désarroi, chahute les esprits et les dogmes. La crise est partout. Surtout en Europe. Chacun peine à imaginer le seul court terme, tant le jeu des pouvoirs politiques, économiques et financiers s'est obscurci. La démocratie elle-même semble attaquée de plein fouet par une succession de chocs. Chacun pressent que les enjeux de cette élection qui vient ont changé de nature.

C’est fort de cette conviction que le Cercle des économistes - sous la direction de Jean-Hervé Lorenzi et Olivier Pastré - livre dans un nouvel ouvrage des diagnostics et des solutions. Vingt-cinq auteurs, pour la plupart professeurs à l’université : certains travaillent pour Hollande, d’autres ont aidé Bayrou, et plusieurs voteront sans doute pour Sarkozy. Tous ont été atteints par le discrédit qui frappe les économistes et les politiques économiques. Mais tous savent que les sujets de leurs recherches seront au cœur des débats. Et par bonheur, aucun d’entre eux ne cr

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