Menu
Libération
Critique

Entre Amis

Réservé aux abonnés

La révolution sexuelle des années 70 mise à nu par «la Veuve enceinte»

Publié le 09/02/2012 à 0h00

Martin Amis n'en avait donc pas fini avec les seventies. Quarante ans après en avoir tenu la chronique live dans ses trois premiers romans - le Dossier Rachel, Success puis Dead Babies -, il revient en fiction et en grande forme hanter cette décennie qui le propulsa en chemise à jabot et velours pattes d'eph au top des charts de la scène brit lit, et le figea pour longtemps dans le genre de cliché auquel il n'eut de cesse, depuis, de livrer une guerre impitoyable : le terrible enfant terrible (en français dans le texte). A son panache précoce, ajoutons qu'il sut d'un coup, dès son premier opus, s'inventer un prénom, lui le fils d'un ex-jeune premier des fifties, ce so britannique Sir Kingsley (Amis du même nom) auteur d'un premier roman déjà culte, le suranné mais toujours très lisible Lucky Jim. L'Amérique fut d'emblée la solution pour prendre ses distances avec l'anglicité fièrement portée d'un père plutôt tory. Pas celle de l'exil, comme pour son vieil ami tout récemment disparu, l'athée militant Christopher Hitchens, mais celle d'écrivains érigés en modèles absolus : Saul Bellow, Vladimir Nabokov ou encore Jo Heller.

Château. C'est pourtant - surprise - l'Angleterre et sa littérature qui, enfin, triomphent dans la Veuve enceinte, ce nouveau roman des années 70 qui paraît ces jours-ci en France. Non qu'Amis fils y prenne encore pour décor ce territoi

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique