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Libération

Le chien par la queue

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Publié le 09/05/2012 à 19h06

En octobre paraîtront les «mémoires» de Uggie, le jack-russell qui s'est distingué dans The Artist. Le nègre du chien est une certaine Wendy Holden, qui a déjà tenu la plume pour un animal remarquable : Barbara Sinatra, ultime femme de Frank. L'éditeur américain Simon & Schuster, dont une des filiales publiera le livre, a annoncé que le chien-chien allait «confier sa vérité sur ses rôles, ses tournages, les artistes qu'il a fréquentés, de George Clooney à Jessica Simpson, en passant par l'amour de sa vie, Reese Witherspoon. Mais il ne taira pas non plus ses démons, son passé notamment de tueur de chats». Grasset avait été moins enthousiaste au moment de publier Proust en 1913.

Les éditions JC Lattès, à qui rien de la littérature canine n’échappera, se sont précipitées sur les droits. Une tournée promotionnelle est prévue lors de laquelle Uggie viendra sans doute pisser à Saint-Germain-des-Prés jusque sur les pompes de Laurent Laffont, le directeur éditorial de la maison. A la lecture des premières pages disponibles, on s’aperçoit que l’œuvre est plus complexe que ne le laisse supposer la prose marketing de Simon & Schuster. Uggie commence en effet par un long développement sur le grand drame de sa vie : il pète. Il pète nuit et jour, soir et matin, d’une façon qui ne laisse personne insensible. Ce sont des pets tantôt foireux tantôt explosifs, mais insupportables dans tous les cas. Au point que rares sont désormais les techniciens de cinéma qui acceptent de

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