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Libération
Critique

Voyage en cabine dans les années 80

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La collection de photomatons de Pierre Commoy et Gilles Blanchard retrace les étapes stylistiques du duo.

Publié le 25/05/2012 à 19h06

On connaît les photographies de Pierre et Gilles, influencées par les sérigraphies d'Andy Warhol, puis l'œuvre de James Bidgood. Elles sont exposées dans les musées et réunies dans de somptueuses monographies. Autobiographie en photomatons raconte, en textes et en images, la préhistoire du duo d'artistes qui, en plus d'aimer passer par la cabine de photomaton, demanda à ses amis des années du Sept et du Palace de faire de même, pour leur collection.

Une partie de ces photos collées sur des planches a été exposée dans la rétrospective «Double Je», organisée en 2007 au musée du Jeu de paume. Ecrasées alors par le voisinage des tableaux colorés de grand format, ces photos, présentées sur Facebook en 2010, puis rassemblées chronologiquement dans ce livre, retrouvent leur pouvoir évocateur.

Les personnalités flamboyantes de Pierre Commoy et Gilles Blanchard et de leurs amis alors jeunes et frivoles - Christophe Girard, Christian Boltanski, Kenzo, Christian Louboutin, etc. - ne sont pas étrangères au charme de ces images. En attendant de se faire un nom dans l’establishment, ces acteurs de la contre-culture, du mouvement de libération homosexuelle, de la comédie punk et noctambule, qu’on a souvent présentés comme la bande du Palace, transforment la sinistre cabine de photomaton, dévolue à l’objectivante photo d’identité, en véritable studio d’art.

Maquillage, coiffure, accessoires, poses ou mises en scène, ces images disent mille choses sur la façon dont les modèles de ces a

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