Menu
Libération
Critique

La guerre dans tous les états

Réservé aux abonnés

L’historien britannique Antony Beevor signe une fresque planétaire passionnante sur 1939-1945.

Publié le 16/11/2012 à 19h07

La Seconde Guerre mondiale avec ses 60 à 70 millions de morts fut «le plus grand désastre d'origine humaine de l'histoire», comme le rappelle Antony Beevor. Elle reste présente dans l'imaginaire européen, américain ou asiatique, d'autant que ses conséquences directes ont duré jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, et même jusqu'à présent.

«Aucune autre période dans l'histoire n'offre de source plus riche pour l'étude des dilemmes, de la tragédie individuelle et collective, de la corruption du pouvoir politique, de l'hypocrisie idéologique, de l'égocentrisme des commandants, de la trahison, de la perversité, du sacrifice de soi, du sadisme incroyable et de la compassion inattendue», note l'historien britannique qui s'est lancé dans ce pari d'une nouvelle histoire globale d'un conflit qui a déjà fait l'objet d'une très abondante littérature.

Le grand talent de l'auteur de la Chute de Berlin ou de la Bataille de Stalingrad est de combiner le détail qui fait sens à l'art de la synthèse qui met en perspective. Il réussit ainsi avec brio à rendre dans toute leur complexité les dimensions du conflit. Quand commence-t-il ? Avec l'invasion de la Pologne en septembre 1939 ? Ou un peu plus tôt, en août, en Extrême-Orient, avec la victoire remportée par Joukov, le futur conquérant de Berlin sur les Japonais à Khalkin Gol, poste perdu entre la Mongolie ou la Mandchourie ? Ou bien avant… dès 1914, car nombre d'historiens restent convaincus que la Seco

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique