Fille de l'écrivaine d'origine russe Irène Némirovsky, Denise Epstein est morte lundi à l'âge de 83 ans, à Toulouse. C'est elle qui a sauvé, enfant, Suite française, le manuscrit de sa mère morte à Auschwitz, un récit inachevé de la tragédie à venir et qui n'a été publié qu'en 2004 par Denoël. L'ouvrage posthume a reçu le prix Renaudot et est devenu un best-seller, notamment aux Etats-Unis.
Denise Epstein, née le 9 novembre 1929, comme sa sœur, l'écrivaine et éditrice Elisabeth Gille (1937-1996), ont été sauvées de la déportation par Julie Dumot, la secrétaire de leur mère, romancière russe d'expression française, et par des amis qui les ont cachées. «Denise avait 13 ans lorsque sa mère a été déportée en juillet 1942 et son père, Michel Epstein, quelques semaines après. Sa sœur, Elisabeth, avait quatre ans. Denise a recopié le manuscrit de "Suite française", inachevé et écrit en tout petits caractères, miraculeusement conservé dans une malle que les enfants avaient emportée avec elles à Bordeaux», a raconté René de Ceccatty, écrivain et ami d'Elisabeth Gille, morte en 1996.
«Ce dernier roman d'Irène Némirovsky, publié chez Denoël en septembre 2004, grâce à Myriam Anissimov qui convainquit Olivier Rubinstein de le faire, devait assurer une gloire posthume intern




