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Critique

Léo, pépée, madeleine et la jolie môme

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Un dico retrace la vie du compositeur d’«Avec le temps», la fille de sa seconde épouse s’empare de leur amou fou.

Le 07 mai 1992, Léo Ferré, sur la scène du théâtre de Montauban (Tarn-et-Garonne), lors du festival de la chanson française "Alors chante 92". (Photo Gabriel Bouys. AFP)
Publié le 10/05/2013 à 19h07

En juillet, cela fera vingt ans que le poète, chanteur, anar aux cheveux blancs, Léo Ferré est mort. Quelques mois seulement après le décès de sa seconde femme, Madeleine, avec laquelle il partagea sa vie entre 1950 et 1973. «Pendant vingt et un ans, il fut marié avec ma mère, Madeleine. Pendant dix-sept ans, ils furent aux genoux l'un de l'autre», écrit Annie Butor, la belle-fille de Léo. A l'occasion du 20e anniversaire de la mort du compositeur d'Avec le temps, deux ouvrages reviennent sur la vie de ce monument de la chanson française.

Tout d'abord un «dico Ferré». Après une biographie remarquée (1), Robert Belleret tente de revisiter le parcours du chanteur-poète en empruntant «des chemins de traverse, buissonniers de préférence, qui conviennent particulièrement à la personnalité frondeuse du sujet, compagnon de doute des anarchistes», explique-t-il au début de l'ouvrage. Ce dictionnaire «non académique», mêlant noms propres et noms communs, concepts et anecdotes, tente d'approcher la vérité ou «les vérités» de Ferré. De «A», comme amant, amour ou anarchie, jusqu'à «Z» comme le groupe Zoo, tout y passe. «B» comme Barclay, son «boss», ou Brel, avec qui les rapports n'ont jamais été très amicaux. «C» comme chien - «je suis un chien», gueulait-il. «D» pour Dieu : «Et si vraiment Dieu existait, […] il faudrait s'en débarrasser», chantait l'auteur de Ni Dieu ni maître. «E» renvoie inévitablement

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