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critique

Roman d’apprenti pas sage

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François Jonquet à la découverte des clubs parisiens des années 70.

Serge Gainsbourg et Bambou arrivent au Palace en octobre 1984. (Photo AFP)
Publié le 07/05/2014 à 18h06

A quel âge doit-on écrire un roman d’apprentissage ? Au début de sa carrière, quand le style est au diapason du teint, vif et frais ? A la fin, quand on a usé les ficelles, épuisé les masques et que l’on ne craint plus d’être frontal ? François Jonquet, qui publie

les Vrais Paradis,

s’est d’abord raconté à travers un autre qui est aussi une autre : Alain Sepho, alias Jenny Bel’Air, figure des nuits parisiennes de la fin des années 70. Le livre biographique qu’il consacra en 2001 à ce métis travesti, inconnu du public, avait surpris par sa structure : une première partie où amis et ennemis décrivaient le monstre de façon contradictoire, comme dans

le Quatuor d’Alexandrie

de Lawrence Durrell, et une seconde dans laquelle le personnage se livrait à la première personne, tel une superstar warholienne.

Faune. On pouvait penser qu'avec cet ouvrage dans lequel il revenait sur les années Palace et Bains Douches (clubs mythiques dont Jenny Bel'Air fut l'une des physionomistes), Jonquet avait tout dévoilé de sa jeunesse transgressive. Celle d'un bourgeois monté à Paris faire son droit et Sciences-Po, et révélé à lui-même et à sa sexualité par une faune hédoniste, extravagante et contre-culturelle. Treize ans plus tard, et après un livre d'entretiens avec Gilbert & George, un roman (Et me voici vivant) et un récit (Daniel), le revoilà sous les lasers de la scène primitive, réveillant avec un lyrisme voyou les fantôme

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