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critique

49, année catastrophique

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Premier roman d’Adrien Bosc sur le crash dans lequel Marcel Cerdan périt

Marcel Cerdan, saluant la foule, à sa descente d'avion, lors de sa tournée en France, en octobre 1948, quelques jours après avoir été sacré champion du monde des poids moyens. (Photo AFP)
Publié le 27/08/2014 à 18h06

AH 5017, MH 17 ou MH 370. Les numéros de vols écrasés ou disparus ont circulé dans l’actualité récente, et l’aspect cryptique de ces immatriculations a apporté davantage de mystère aux circonstances de disparition des avions des compagnies Malaysia Airlines ou Air Algérie. Fin octobre 1949, c’est un autre numéro d’identification aérienne qui faisait la une des journaux : F-BAZN, annonçant le crash du vol Air France Paris-New York sur un rocher des Açores. Aucun survivant ne fut retrouvé dans l’épave, pillée par des habitants de l’île.

Revues.«Un concours infini de causes détermine le plus improbable résultat. Quarante-huit personnes, autant d'agents d'incertitudes englobées dans une série de raisons improbables, le destin est toujours une affaire de point de vue», écrit Adrien Bosc dans Constellation, son premier roman et le récit de cet accident comme de la myriade des possibles qui a amené chacun de ces individus à monter dans l'appareil, le soir du 27 octobre à Orly. A 28 ans, il a fondé et dirige les revues Feuilleton et Desports, deux objets éditoriaux dévolus au journalisme à l'anglo-saxonne et à la maquette soignée. Ici, il devient auteur, insuffle une ampleur rare à son sujet, le laisse se déployer dans toute sa complexité factuelle. Et ce qui intéresse Bosc, c'est autant le Lockheed Constellation, délire aéronautique né de l'imagination du maboul milliardaire et producteur de cinéma Howard Hug

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