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Aristote en un

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Œuvres complètes ou en Pléiade, le legs infini du Stagirite.

Aristote. (Photo Nick Thompson. Flickr)
Publié le 22/10/2014 à 17h06

On se demande quelle forme aurait pris la philosophie, ou le savoir en général, et quelles inflexions elle eût subi, si, poursuivant la tradition de sa famille, les Asclépiades - qui prétendaient descendre de l’un des fils du dieu de la médecine Asclepios (Esculape) -, Aristote avait choisi de devenir médecin. Il ne l’a pas fait, même si certains soutiennent que l’intérêt qu’il aura pour la biologie traduit une sorte d’

«attirance décalée pour la médecine»,

et c’est comme philosophe qu’il a systématisé toutes les connaissances, posant, avec Platon, le socle de la pensée occidentale (et pas seulement, si l’on songe à l’aristotélisme médiéval arabe et hébraïque, à Avicenne, Averroès ou Maïmonide).

Le hasard fait que deux événements éditoriaux concernant Aristote se produisent presque simultanément : la publication des Œuvres en Pléiade, contenant, dans une traduction nouvelle, l'Ethique à Nicomaque, l'Ethique à Eudème, la Constitution d'Athènes, la Rhétorique, la Poétique et la Métaphysique - principales «pièces» du Corpus aristotelicum - et celle, chez Flammarion, des Œuvres complètes, en un seul et impressionnant volume, regroupant tous les ouvrages parus en poche dans la collection GF, plus la Génération des animaux, la Poétique, la Constitution d'Athènes et les Fragments, jusqu'ici inédits. Les deux éditions fournissent naturellement des introductions, des app

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