«Qu'y a-t-il de si particulier dans l'histoire globale pour susciter des réactions extrêmes aussi bien parmi les historiens que parmi les hommes politiques et dans l'opinion publique ? » se demande Alessandro Stanziani dans les Entrelacements du monde, réflexion approfondie mais accessible sur cette nouvelle manière d'écrire l'histoire. L'histoire globale n'est pas une invention récente mais elle occupe une grande place dans l'historiographie actuelle, en lien avec l'essor de la mondialisation et des interrogations qu'elle suscite. Son originalité est moins de rompre avec l'histoire nationale, ce que l'école des Annales avait fait depuis longtemps, que de privilégier un point de vue mondial dans l'étude des phénomènes historiques. De ce fait, elle dérange car elle met en cause les mythologies nationales, aussi bien en Inde qu'en Chine ou aux Etats-Unis. Elle conteste aussi l'histoire européocentrique avec ses catégories d'analyse forgées par et pour les pays occidentaux, au profit d'approches s'appuyant sur des comparaisons entre espaces différents et sur l'histoire des connexions et des influences réciproques entre civilisations.
Critique
Le globe remis à plat
Un essai détaille les enjeux de l’histoire globale, qui offre un point de vue mondial des événements, au grand dam des mythologies nationales.
Publié le 30/01/2019 à 18h06
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