Une question, d'abord. Une réponse ensuite. Un même thème. La question est posée par l'animateur Stéphane Thébaut, à trois concurrents du nouveau jeu, Tout vu, tout lu. La réponse nous est donnée par le journaliste Samuel Etienne (1).
«Nous allons parler justice», dit l'animateur. Face à lui, debout derrière leur pupitre, Stéphanie, Robert et Grégoire. Chaque candidat commence le jeu avec un capital virtuel de 15 000 euros, qui fond ou se maintient au gré de ses réponses. «Voici les différents indices, en vingt secondes», commence le meneur de jeu. Il lit. «Septembre 2002. Polémique autour d'une libération...» Sans attendre, Robert mise 500 euros. Stéphanie, 1 000. «... Un détenu condamné à une peine de dix ans, libéré après trois ans de prison. Une décision de la cour d'appel...» Grégoire monte à 1 500. Robert suit à 2000. «... En raison de l'état de santé incompatible avec la détention.» Robert ose 3 000 euros. Fin du temps. Stéphanie a risqué plus et plus vite, avec une mise de 3 500 euros. C'est elle qui a la main. «De qui parlons-nous ? C'est vous, Stéphanie, qui allez devoir répondre à cette question.» L'animateur suit sa fiche. «Septembre 2002. Maurice Papon est libéré. Dans quelle prison était-il détenu ?» Quatre possibilités. «Les Baumettes ? La Santé ? Fresnes ou Fleury-Mérogis ?» Stéphanie, la moue embarrassée. «Alors... Je me rappelle bien l'information... J'ai un petit doute sur la prison mais... Je pensais à La Santé.» «La Santé ? Validez-vous cette réponse ?» d