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Libération

Akhmadullina sur la piste soviétique

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Lâcher de jeunes filles chez Rykiel, tandis que Chanel mise sur l'Amérique cool des années 50.

Publié le 06/10/2007 à 0h34

Commençons, une fois n'est pas coutume, par une brassée de superlatifs : le défilé de Sonia Rykiel fut enlevé, printanier, explicitement sexuel et totalement joyeux. Ce qui, après une semaine à s'avaler des références plus ou moins arty, plus ou moins prétentieuses, nous a fait un bien fou. La cavalcade finale fut un instant de grâce : une trentaine de jeunes filles, le corps enveloppé d'un voile translucide, couraient pieds nus et cheveux au vent, rigolant franchement de leur coup. Quelques minutes auparavant, Sonia Rykiel avait fait chauffer la température avec une série de robes aux hanches coquines, réussissant même à rendre sexy une combinaison-salopette en laine clair. Une version française de Paint It Black (par Marie Laforêt) et un remix de J'aime regarder les filles lui faisait aussi emporter la palme de la meilleure bande-son de la semaine. L'ambiance était nettement plus sérieuse chez Yves Saint Laurent, puisque Stefano Pilati déroula un show arte povera mâtiné d'un code couleur à la Yves Klein. Des coupes sèches, de la monochromie, peu de fantaisie : un minimalisme radical.

Chez Chanel, on est sûr de ne pas retrouver ce qui fleurit sur les autres podiums, comme si Karl Lagerfeld vivait dans une bulle mode étanche ; son show de vendredi matin n'a pas failli à la règle. Alors que l'explosion post-post-post-hippie se poursuit sur les shows, il commença par lancer une série de maillots de bain, tenues de plages et ves

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