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Dries Van Noten relâche la pression

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Début des défilés prêt-à-porter printemps-été 2011.

Tenues amples et matières résistantes lors du défilé Dries Van Noten, mercredi. (Sébastien Calvet)
Publié le 30/09/2010 à 0h00, mis à jour le 30/09/2010 à 19h30

Sans doute est-ce le podium le plus étonnant de Paris. Une bande de béton longeant la Seine, à fleur de quai. Le couturier belge Dries Van Noten n'a pas son pareil pour dénicher les lieux les plus insolites de la capitale. Quel choc de descendre en sous-sol de la nouvelle Cité de la mode et du design, près de la gare d'Austerlitz, et d'atterrir sur les quais de la Seine enserrés par les pieds-pilotis du bâtiment. Les péniches passent, et les mannequins, frêles silhouettes chez Dries Van Noten, semblent davantage perdus dans cet hors de temps urbain. Le créateur avait déjà utilisé ce parking léché par l'eau pour la mode masculine en juin. Il récidive pour les femmes. Mais, comme si les exigences de la mode devenaient suffocantes, trop lourdes à porter comme ces piliers bétonnés, le couturier relâche les silhouettes. Les pantalons sont amples et confortables, en coton blanc épais pour résister aux intempéries de la vie. Les vestes masculines emmitouflent des femmes qui s'habillent à la va-vite. Coupe oversize, poitrine libre sous une chemise d'homme portée à même la peau. Relâchez la pression tout en gardant la classe et la sophistication. Commes les stars, les femmes Dries Van Noten osent en plein jour le lamé ou le boa bleuté et portent le soir des lunettes de soleil pour mieux se cacher.

Simplicité aussi chez Limi Feu, jeune créatrice japonaise qui défile à Paris. Au risque d'ennuyer, la fille de Yohji Yamamoto s'accroche à un vesti

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