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Mode. Prêt-à-porter printemps-été 2011

Défilé de Jean Paul Gaulter, samedi soir. (Sébastien Calvet)
Publié le 04/10/2010 à 0h00, mis à jour le 04/10/2010 à 11h07

C'est la marque d'une grande : Phoebe Philo, chez Céline, se débarrasse de tout ce qui paraît lourd chez les autres pour écrire une grammaire très particulière. L'élégance s'y construit sur le respect : des femmes, des proportions, des matières. Des blouses de cuir blanc ou noir recouvrent le haut du corps telles de subtiles carapaces animales, les pantalons large et taille basse fluidifient l'allure. Le bleu cobalt d'une chemise vient claquer avec un pantalon chocolat. Phoebe Philo ne présentera qu'une seule robe. Ça tombe bien. Avec son décolleté symétrique sur la poitrine et dans le dos, elle est aussi simple que parfaite. Du grand art.

Jean Paul Gaultier regarde, lui, dans le rétro de la fin des années 70 : coiffures à la Joan Jett, Doc Martens ouverts sur les talons et les doigts de pied, maquillage punkoïde. Nina Hagen hurle sur la bande son, les filles portent des perfectos, des ensembles jeans + dentelles noir, des shorts en cuir plissés sur les cuisses, des treillis déstructurés. Le tout se finit dans un déluge de noir gothique.

Pour Sonia Rykiel, le printemps doit être une saison joyeuse, celle de la mode aussi. Du rose saumon, du jaune moutarde, du fuschia, le tout est décliné sur les basique maison (la maille, les rayures) sur un rythme enjoué des Ronettes et leur Be my baby que lança Michel Gaubert.

Il était fort agaçant qu'une caractéristique majeure de la mode féminine, l'emprunt au vestiaire masculin, r

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