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Hermès au galop

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Mode . Défilés prêt-à-porter printemps-été 2011

Au défilé Hermès, mercredi. (Sébastien Calvet)
Publié le 07/10/2010 à 0h00, mis à jour le 07/10/2010 à 19h18

Sans doute était-elle soumise à une mission quasi impossible, sûrement le savait-elle. Durant quinze ans, Sarah Burton a travaillé aux côtés d'Alexander McQueen, disparu en février. Mardi au Palais de Tokyo, elle avait la lourde tâche de montrer la première collection de la marque depuis le suicide du créateur. Que dire ? De McQueen l'artiste, aux shows qui tenaient plus de l'happening d'art contemporain que du défilé, il ne reste rien. Les émotions génialement morbides se sont envolées comme la démesure grimaçante des modèles. La facture haute couture des vêtements a également disparu. En revanche, de McQueen le couturier, Sarah Burton reprend, à sa façon, l'essentiel de ce qui a fait le style du créateur. D'une nature autrefois angoissante, aux arbres à la silhouette fantomatique, la nouvelle directrice artistique de la marque préfère le vert printanier d'une prairie où batifolent des mannequins aux longues nattes ridicules, habillées de robes en plumes légères. Epis de blé, raphia, dentelles tissent une collection souvenir, en route vers le prêt-à-porter. Mardi soir, la nouvelle s'est confirmée : Alexander McQueen est bel et bien mort.

Drôle de semaine de la mode, qui se termine donc sur une note mélancolique ; après sept ans à la tête des collections femme d'Hermès, Jean Paul Gaultier tirait hier soir sa révérence. Sur un tapis de sciure de pin (ainsi que nous l'a certifié une collègue), et alors qu'en fond de scène, éclairés par de spect

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