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Libération

Mugler, la résurrection

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Mode. Défilés prêt-à-porter masculin automne-hiver 2011-2012

(Emanuel Bovet)
Publié le 21/01/2011 à 0h00, mis à jour le 21/01/2011 à 12h54

«Elle est là, Lady Gaga ?» entendait-on à l'entrée du défilé Mugler au Garage Turenne, mercredi soir. Dans l'après-midi, un communiqué de presse annonçait qu'un morceau inédit de la chanteuse servirait de bande-son au show laissant fantasmer certains sur la présence de la diva postpop. Elle était absente, mais le nom de Nicola Formichetti, styliste pour Another Magazine, consultant pour Uniqlo et Prada, proche de Lady Gaga et nouveau creative director de la griffe, excitait les modeux. Officiant avec les Français Romain Kremer pour la ligne masculine et Sébastien Peigné pour la femme, ce Nippo-Italien, figure influente de la hype, est en charge de relancer Mugler, marque fatiguée depuis les années 80, absente des podiums et plus concentrée jusque-là sur la vente de parfums. En guise d'électrochoc, le duo présentait une collection extrême où les costumes sobres et monochromes étaient rehaussés de détails hard. Le vestiaire Mugler, violent et louchant vers le SM, était remis au goût du jour par le tandem adepte de technologie. Le doigt d'un gant était orange vif, un garçon portait un casque d'électrodes et la star du défilé s'avançait : Rick Genest, un Canadien casté sur Facebook, au corps et au visage recouverts de tatouages aux motifs de squelette. Pendant le final, au son de Lady Gaga, les garçons avançaient torse nu, couverts de tulle, comme des jeunes mariés morts-vivants dans un curieux mélange de sexualité, d

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