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Dries Van Noten au poil

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Défilés prêt-à-porter masculin automne-hiver 2011-2012.

Pour l'hiver, le Belge Dries Van Noten sort la fourrure. Pas dans toute sa longueur – trop vulgaire – mais par touches délicates. (Emanuel Bovet)
Publié le 22/01/2011 à 0h00, mis à jour le 22/01/2011 à 19h40

Combien de nuits blanches Adam Kimmel a-t-il passé à regarder la série Twin Peaks ? Jeudi soir, le créateur, favori de l'intelligentsia new-yorkaise, recréait une ambiance lynchienne à la galerie Yvon Lambert dans le Marais, à Paris. Pas de places assises ni de podium mais une vitrine recréant en carton-pâte une forêt du Nord-Ouest américain où, un par un, les mannequins défilaient. De tous les âges, ils portaient bombers, blazers et vestes de chasseurs, chemises à carreaux et boots de bikers.

Tandis que les invités buvaient du champagne, les hommes, les vrais, d’Adam Kimmel s’amusaient dans le décor, une bière à la main, s’invectivaient et jouaient avec des animaux empaillés. Face à cette scène de théâtre, un écran géant projetait un film consacré au peintre Dan Attoe, inspirateur de cette collection. Tout était plutôt calme et contemplatif jusqu’à l’intrusion dans la salle d’un homme déguisé en yéti qui surprenait les invités et provoquait un grand fracas de verres brisés.

Chez Dries Van Noten c'est un centaure, brave bête à la tête d'homme délicatement endormi, qui domine l'assistance de sa sagesse toute rentrée. Au pied de la monumentale statue du musée Bourdelle de Paris, les mannequins défilent accompagnés d'un vieil air de Bowie. Etrange cohabitation qui fonctionne fort bien. Pour l'hiver, Dries Van Noten sort la fourrure. Pas le manteau dans toute sa longueur - trop vulgaire - mais des touches délicates comme le revers d'une v

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