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Libération

Anarchy in Jean Paul Gaultier

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Troisième jour des défilés haute couture printemps-été 2011.

Robe Jean Paul Gaultier. (Yannick Rigour)
Publié le 27/01/2011 à 0h00, mis à jour le 27/01/2011 à 17h40

Rarement le duo bulgare des On aura tout vu a mieux mérité son appellation qu'hier matin, sous une triste pluie parisienne : leur cru 2011 était d'excellente tenue. On les savait extravagants, doués, bosseurs, ayant déjà montré l'étendue de leur savoir-faire en termes d'accessoires, broderies, strass, réinterprétations de toutes sortes d'imaginaires (slave, marin, africain, gay, etc.). Mais Livia Stoianova et Yassen Samouilov pâtissaient presque, jusqu'alors, de trop de drôlerie et de folles architectures dans leur art du vêtement pour vraiment s'imposer sur le fond. C'est fait. La collection est traversée par le rêve de l'envol et s'y télescopent oiseaux, plumes et anges dans un nuage vaporeux, immaculé. Sur la bande-son impeccable (signée, comme d'habitude chez eux, par DJ Manue G), on reconnut There Must Be an Angel (Playing with my Heart) de Eurythmics en version folk-bossa, entrecoupé par l'extrait très années 50 d'un dialogue de film expliquant la meilleure façon de préparer des œufs sur le plat : moment (exceptionnel) d'hilarité dans l'assistance fashion. Les rires n'empêchant pas l'admiration, on fit ensuite silence, babas, devant ces mannequins ultrasexy parées de robes serrées en dentelle légèrement plastifiée, de bustiers en plumes couleur tabac et dentelle, de tuniques en perles blanches prolongées par d'immenses gants-perchoirs où trônaient de VRAIS oiseaux (qui contemplaient avec un détachement parfait le zoo humain étendu à leurs patt

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