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Enfin décontractés

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Barbe drue et crâne rasé, pyjamas de ville, shorts de plage… Quelques pistes pour le vestiaire masculin du printemps prochain.

Défilé Paul Smith, le 26 juin 2011.
Publié le 09/07/2011 à 0h00, mis à jour le 11/07/2011 à 11h52

Y aurait-il du tendre relâchement chez les hommes ? Une dolce vita assumée, comme s'il s'agissait de s'imaginer (aussi) en objet de désir. Fin juin, les journées de la mode masculine ont de ce fait consacré un drôle de décalage : aux mannequins à la coule des podiums répondaient, par un étrange effet miroir, une assistance de hipsters barbus composée de journalistes et d'acheteurs du monde entier. Qui sont les hipsters ? Une nuée de garçons tout juste sortis d'une vallée californienne, de Williamsburg ou de Tokyo, une version 3.0 des bobos qui aimeraient l'art contemporain, les treks en Ouzbékistan, les graines germées et les groupes de bûcherons neurasthéniques comme Timber Timbre - soit un télescopage geek-terroir caractérisé par une silhouette quasi immuable.

Côté coiffure, l’option crâne rasée-barbe drue fait des ravages chez les rédacteurs de mode (ce qui donne une allure mi-moine de Tibéhirine-mi taliban), adoucie par le port de lunettes en écaille. Les pantalons cigarettes à revers se portent chevilles nues. A noter l’arrivée des derbys à épaisses semelles de corde, en général des Prada (ce modèle-là permet à la griffe milanaise d’assurer LE carton fashion de ce printemps-été, aussi bien chez les filles que les mecs, en réinterprétant intelligemment les creepers rockabilly).

Envie d’hédonisme

Revenons à nos moutons. «C'est l'amour à la plage», chantaient les défunts Niagara au creux des années 80. Qu'en reste-t-il trente ans après ? Tou

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