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Lanvin, fantasmes et talons de 15

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Prêt-à-porter. Suite des défilés parisiens printemps-été 2012.

Une création d'Alber Elbaz pour la collection Lanvin, printemps-été 2012, lors du défilé vendredi 30 semptembre 2011 à Paris. (REUTERS)
Publié le 03/10/2011 à 0h00

Les anges portent bonheur à Alber Elbaz. Pour sa dernière collection, le couturier de Lanvin dit être parti des mythiques créatures ailées qu'il remastérise selon les codes des Hell's Angels et des bikers. Point de vaporeux paradis, mais des femmes les pieds bien sur terre, sûres de leur dominatrice séduction, dans leur imprimé serpent ou leur costume sauvagement noir lesté d'une lourde croix XXL. Sur fond de techno épaisse et inquiétante, la collection est radicale, ultrasophistiquée dans l'épure : moins de volutes soyeuses et de profusion de bijoux que les saisons dernières, mais une urgence à signer le traité du chic absolu. Jupe crayon, taille haute, épaules marquées, comme ailées, Elbaz coupe droit et tranchant. Le créateur aime flatter son public féminin en vendant une femme forte qui dirigerait le monde du haut de ses talons de 15. Le fantasme réjouit, il ne correspond pas à la réalité mais il produit de remarquables silhouettes de mode.

Tranchante, l'est aussi Phoebe Philo chez Céline, mais sous le masque de la douceur et du bon goût. Son nom est cité dans le mercato mondial de la mode - elle pourrait remplacer Marc Jacobs chez Vuitton si ce dernier remplaçait Galliano chez Dior -, elle n'en laisse rien paraître sous la verrière du tennis-club de Paris. Le plissé serré des jupes en cuir blanc ne souffre d'aucun défaut, comme le subtil coordonné de couleurs - vert, blanc crème, marron. La démonstration confine parfois à l'ennui ; Phoeb

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