C’est à la fashion week de New York, entre les buildings, les «wannabes» et les Anna Wintour, que Lacoste défile depuis 2003. La vénérable maison, pourtant bien française, a été créée en 1933 par l’immense joueur de tennis René Lacoste, l’un des quatre mousquetaires qui remporta dans ces années-là deux coupes Davis et sept titres du Grand Chelem, et qu’on surnommait alors «le Crocodile» (à la suite d’un pari fantaisiste autour d’une valise en croco). L’un des parangons du cool tricolore dans la Grosse pomme: bizarre, sachant que la plupart des marques de mode de l’univers tueraient père et mère pour présenter leurs shows à Paris. Mais pas Lacoste. Pourquoi?
L’Espagnol José Luis Duran, ex-patron de Carrefour, qui dirige désormais Devanlay, l’entreprise détenant la licence textile de Lacoste, explique à «Next» les deux raisons, très prosaïques, ayant conduit à ce choix:
1) à Paris, les rédactrices de mode snobaient le défilé; pas à New York.
2) les Etats-Unis, avec leur goût du sportwear chic, sont le premier marché de la marque. Direction New York, donc, où le nouveau directeur artistique de la maison, le Portuguais Felipe Oliveira Baptista, 36 ans, dévoilait la collection automne-hiver 2012-2013, sa deuxième depuis son arrivée dans la maison, voilà un peu plus d’un an.
Vendredi 10 février 11 heures.
Lacoste loue un endroit digne d’un décor de cinéma dans le West Village, au quatrième étage d’un vieil immeuble de lofts, en brique, parquet clair et immenses baies vitrées. Vue sur l’Hudson River, ciel bleu, et d




