«Chez les humains, c'est la pagaille. Sous l'océan, tout le monde est heureux», chante-t-on dans la Petite Sirène. Même credo chez Louis Vuitton, hier après-midi, à la Halle Freyssinet, devant Amanda Lear et quelques acteurs (Pio Marmaï, Raphaël Personnaz). Pour le printemps-été 2013, le directeur artistique de la ligne masculine de la maison française, l'Anglais Kim Jones, surfe sur la vague aquatique et propose des loups de mer en vestes de costumes croisées et pantalons amples, une écharpe volant au vent, les pulls ornés de broderies de matelot.
Heureusement, le thème marin, déjà aperçu à Milan, ne s’arrête pas à ces quelques évocations du capitaine Haddock. Et défilent des garçons en manteaux façon tenues de haute mer, sandales en cordes, combinaisons moulantes de plongée et gilets de sauvetage. C’est dans cet alliage entre humour et grand luxe que réside, comme chaque saison, la force de Louis Vuitton. Ou comment faire du jaune fluo, la couleur des bâches de sécurité des bateaux, un thème visuel qui s’insère sur les accessoires, les fameux sacs de la marque, hors de prix.
Pour Mugler, le tandem de créateurs Nicola Formichetti et Romain Kremer confie aussi, dixit le communiqué de presse, s'inspirer du thème subaquatique. Mais cette collection n'a à peu près rien à voir avec le paradis des crustacés et semble surtout être une manière pour la griffe de doper ses ventes, loin du buzz qui avait accompagné son retour sur les p




