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Libération
Prêt-à-porter printemps-été 2013

Mélancolies de saisons

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Haider Ackermann et Hermès ont dominé le week-end.

Aux défilés Jean Paul Gaultier (à gauche) et Hermès (à droite). (Olivier Roller)
Publié le 30/09/2012 à 20h46

A la fin du défilé Haider Ackermann, samedi matin à Bercy, l'on vit - chose rarissime - des photographes lâcher quelques secondes leurs appareils et applaudir, rejoignant ainsi les clameurs de la salle. Quelques instants plus tôt, le styliste prouvait, à nouveau, son incroyable talent. Pantalons amples portés avec d'épaisses ceintures de cuir, vestes de kimono et ensembles en soie proches de la perfection (si, si !). Une tristesse inédite s'immisçait dans la collection. Sur une reprise de The Man I Love, déchirant air des Gershwin, récité par une grave voix masculine, Haider Ackermann explorait son côté sombre, déclinant une palette mélancolique : noir, bleu marine, gris et à peine quelques passages en blanc. Les robes s'accompagnaient de longues traînes transparentes, parfois brodées, les imprimés étaient sommaires (pois, maillons ou rayures). Le vague à l'âme du couturier semblait même s'être emparé de certaines rédactrices, qui quittaient la salle le regard humide.

Retard monumental pour Vivienne Westwood qui a eu la (pas si) bonne idée d'organiser son défilé à l'ambassade de Grande-Bretagne où, pour entrer, il fallait non seulement montrer patte blanche mais aussi son passeport. Comme à son habitude, l'Anglaise s'amuse à redessiner des silhouettes très classiques - des tenues à la découpe très XVIIIe siècle -, à les déchirer et à les couvrir d'accessoires. De ce mélange foutraque se dégageaient des broches strassées en

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