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#@!¡!&?*$, inventaire des stars les plus allumées de Twitter

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Twitter serait-il le dernier endroit où, à part causer, on se tape dessus ? Où la culture du «moi» est poussée jusqu’à l’extrême ? Tour d’horizon des joutes, en 7 typologies maison.

(DR)
Publié le 19/11/2012 à 11h40

À la fin des années 90, les pages web consacrées à la haine ou à l'adoration des artistes existaient déjà, mais elles étaient perdues dans la jungle des premières heures du net. Qui se souvient des «hate pages» consacrées aux Spice Girls avec force photos hideuses et citations honteuses? Aujourd'hui, il existe une manière moins fastidieuse et plus efficace de parler de ses idoles: Twitter. Créée en 2006, devenue un outil de communication globale en 2009, la plateforme compte aujourd'hui plus de cinq cents millions d'adeptes.

La facilité d'utilisation, l'absence de censeur, l'importance de l'audience décomplexent les utilisateurs, comme le rappeur 50 Cent, qui, la même semaine, enjoint ses huit millions de followers d'arrêter de se masturber («Un péché, et Dieu te regarde, lol»), dispense d'habiles conseils («Ne va pas dans des clubs de striptease», «Arrête les magazines porno») et se bastonne avec le rappeur French Montana. Twitter donne lieu à des dérives comportementales organisées autour de deux tendances enchevêtrées: le personal branding (ou l'élaboration d'une stratégie pour faire parler de soi), et la culture du clash, induite par les tweets plus ou moins irréfléchis. Twitter, l'endroit idéal pour s'énerver, s'ériger en justicier, rester dans l'actualité. Inventaire.

Le clasheur Dans le hip-hop, c'est surtout par le clash qu'on se distingue. Twitter offre une prolongation numérique de la tradition des battles

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