C’est au début des années 20, à l’occasion d’une fête sur la Riviera française, que Gabrielle Chanel rencontra le Duc de Westminster, surnommé Bendor. Avec ce nouvel et richissime amant, elle découvrit l’Ecosse, les chasses, les parties de pêche, les tartans et le tweed. Presqu’un siècle plus tard, la maison Chanel présentait sa collection « Métiers d’art » 2012-2013 à Edimbourg, dans un palais en ruines d’une beauté hantée. Ces Métiers d’art ont pour but de rendre hommage aux destinations qu’a pu affectionner Coco (précédemment, l’Inde ou la Russie), autant qu’aux artisans (plumassier, brodeur, bottier, parurier…) qui travaillent pour la maison de la rue Cambon tout en lui appartenant.
Et la liste de ces métiers s’est allongée il y a moins de deux mois, quand la fabrique de cachemire Barrie Knitwear, en lien avec Chanel depuis vingt-cinq ans, est passé dans le giron de la marque française (lire ci-dessous). En début de semaine, c’était l’effervescence dans la petite ville de Linlithgow, à moins de trente kilomètres d’Edimbourg. La rumeur ayant couru de la venue de Brad Pitt, nouvelle égérie des parfums Chanel, les badauds se pressaient le long des barrières, mitraillant de flashs les berlines qui rejoignaient un palais fameux dans tout le pays pour avoir abrité la naissance, en 1542, de la célébrissime Marie Stuart, reine de France puis d’Ecosse.
Nous y sommes. Des brasiers éclairent et chauffent l’édifice dont ne subsiste que le squelette de pierres ocres. Slalomant entre le




