Menu
Libération

Sans lingerie, la fête de tous les seins

Réservé aux abonnés

Selon une étude, le port du soutien-gorge ne serait pas bénéfique pour toutes. Tempête sur la Toile, faut-il une fois de plus jeter l'objet dans les poubelles de l'histoire ? Mais comment vivre seins nus ?

Une brassière de 1440-1485 exposée à l'Université d'Inssbruck, le 24 juillet 2012. (Photo Michaela Rehle / Reuters)
Publié le 12/04/2013 à 16h39

Jeter son soutien-gorge aux orties ? Encore ? On avait déjà viré son corset au début du siècle avant-dernier, jeté le soutien gorge, symbole de l’oppression machiste et bourgeoise en général et en particulier dans les années post-68 : l’objet de lingerie est porteur, non pas seulement de mamelles, mais aussi de grande symbolique politique de la libération des femmes.

Bon ben tu parles d'un scoop, quelle est la question, là ? On ne va pas parler ici du sein nu comme manifeste de protestation (les Femen en tête, Amina en Tunisie, et on en passe), non, l’affaire, ce sont les résultats préliminaires de l’étude menée depuis une vingtaine d'années par le docteur Jean-Denis Rouillon, médecin du sport au CHU de Besançon (Doubs), qui, parce qu'il s'intéresse depuis des années à l'utilité de l'objet, a mesuré au pied à coulisse et à la réglette les poitrines de 130 femmes, plutôt sportives, quatre fois par an.

Bilan : censé éviter le relâchement cutané et soulager le mal de dos, le soutien-gorge ferait le contraire. Quand on pense qu'on s'impose d'en porter pour ne pas blobloter du buste devant tout le monde, c'est ballot. En tout cas, dans une interview à France Info, qui agite grandement la Toile, le docteur Rouillon affirme que «le soutien-gorge est un faux besoin» et que «le sein s'étiole avec le soutien-gorge». Même, les seins des femmes qu'il a suivies e

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique