Jeter son soutien-gorge aux orties ? Encore ? On avait déjà viré son corset au début du siècle avant-dernier, jeté le soutien gorge, symbole de l’oppression machiste et bourgeoise en général et en particulier dans les années post-68 : l’objet de lingerie est porteur, non pas seulement de mamelles, mais aussi de grande symbolique politique de la libération des femmes.
Bon ben tu parles d'un scoop, quelle est la question, là ? On ne va pas parler ici du sein nu comme manifeste de protestation (les Femen en tête, Amina en Tunisie, et on en passe), non, l’affaire, ce sont les résultats préliminaires de l’étude menée depuis une vingtaine d'années par le docteur Jean-Denis Rouillon, médecin du sport au CHU de Besançon (Doubs), qui, parce qu'il s'intéresse depuis des années à l'utilité de l'objet, a mesuré au pied à coulisse et à la réglette les poitrines de 130 femmes, plutôt sportives, quatre fois par an.
Bilan : censé éviter le relâchement cutané et soulager le mal de dos, le soutien-gorge ferait le contraire. Quand on pense qu'on s'impose d'en porter pour ne pas blobloter du buste devant tout le monde, c'est ballot. En tout cas, dans une interview à France Info, qui agite grandement la Toile, le docteur Rouillon affirme que «le soutien-gorge est un faux besoin» et que «le sein s'étiole avec le soutien-gorge». Même, les seins des femmes qu'il a suivies e




