Autant ne pas trop faire les malins : on a bien dû repasser trois ou quatre fois devant la microscopique échoppe sise en plein cœur du Marais avant de se rendre compte que, oui, Liquides, c'est bien là. C'est aussi le principe de la niche : confidentielle, pas facile à trouver, bref pas pour tout le monde. En entrant, le visiteur est forcément saisi par la sobriété quasi forcée du lieu : bar noir et laiton, poutres et pierres, flacons étincelants se reflétant sur un miroir en fond de boutique :on est bien au bar à parfums, où (je cite le dossier, ndlr), «par le jeu conjoint des lumières et des miroirs, l'éclat des liquides se reflète, formant un kaléidoscope d'or et d'argent». Ah bin c'est sûr, on n'est pas chez Tati-sent-bon, mais dans un lieu à potions, sélectionnés par le label de parfum indépendant Différentes Latitudes, des marques difficiles à trouver ailleurs qu'ici : «en tout une dizaine, en une centaine de flacons», explique Nathalie, 30 ans, des études de lettres à son actif, responsable Dolce Gabbana à 20 ans, et prof de français à ses heures, qui tient la boutique le samedi et le lundi.
Le magasin a été lancé il y a juste un mois par le designer Philippe Di Meo, «enfant du Marais et mage des matières», (je cite toujours le dossier, ndlr), qui créée aussi les Liquides imaginaires, dont une «trilogie mystique», dixit Nathalie, aux noms évocateurs : Tumulte, Fortis, Sancti. S'y ajoute un parfum s




