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La violence, accessoire de pub ?

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Un designer de sacs libanais a provoqué la colère des internautes avec la photo d'une femme masquée tenue en laisse par un vague gladiateur.

Publicité pour la marque Johnny Farah. (Photo DR)
Publié le 01/07/2013 à 17h14

On peut dire que cet obscur designer libanais de sacs et accessoires aura réussi son coup de put, euh non de pub, sur son flyer pour une expo photo dans sa boutique de Beyrouth: soit une photo faite par Joe Kesrouani, mettant en scène de façon devenue tragiquement banale la quasi-habituelle équation femme soumise-laisse-mâle dominateur. Les deux personnages sont en jeans, ce qui basiquement est égalitaire-unisexe, ça se gâte au dessus. Le gars est lui- même sévèrement ceinturé par des ceinturons plein la taille, une plus grosse lui entourant le visage façon gladiateur qui a faim du lion là-bas. Sauf que le lion, c'est une fille mince en top blanc écru, la face recouverte d'un sac plastique vert (ou apparenté) qui n'est pas sans évoquer ces vidéos pénibles d'otages suppliants. Et donc tenue en laisse par Gladiator. Ah oui, le faiseur de fringues s'appelle Johnny Farah et devant le tollé internautique soulevé par ce cliché de clichés SM sans intérêt et pseudo-vendeurs, se serait excusé platement d'avoir pas fait exprès. Justifiant les humiliations sexistes habituelles par le tout aussi habituel «ah mais euh c'est de l'art quoi».

Rappelons qu'en 2007, Dolce&Gabbana avait retiré, sans trop moufter, une affiche montrant en gros un viol collectif, dépassant les bornes du sexisme admis: le patron avec sa secrétaire, maman et sa lessive ou ses Kinder Bueno, la pépette blonde pour fourguer les

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