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Libération

Marks & Spencer, un peu «too much»

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Publié le 13/09/2013 à 18h06, mis à jour le 17/09/2013 à 10h51

C'est une petite balade en bateau entre copines. Les femmes qui posent pour la campagne automne-hiver de la chaîne britannique Marks & Spencer ont l'air détendu. Les cheveux volent au vent, l'une pose son coude sur la cuisse de l'autre. Une franche camaraderie entre ces dames, ces «femmes de tête» que le slogan de la campagne («Meet the leading ladies») invite à rencontrer.

Evidemment, dans ce groupe, rien n’est anodin. On y retrouve des personnalités diverses : l’actrice Helen Mirren, l’écrivaine Monica Ali, l’artiste contemporaine Tracey Emin, la styliste photo Grace Coddington. Dans cette campagne, conçue par l’agence RKCR/Y&R, elles représentent le Royaume-Uni dans toute sa diversité (ethnique, générationnelle ou professionnelle) et sa force, le storytelling national étant parfaitement adapté à Marks & Spencer, chaîne qui a fait du goût britannique un argument commercial, notamment à l’étranger (ah, les désodorisants d’intérieur au parfum pot-pourri…).

Dans cette image, prise sur un rafiot de la Tamise, tout l’entremêlement entre modernité et tradition est mis en scène, du folklorique Tower Bridge à la tour Shard, inaugurée en 2012. Dans d’autres visuels de la campagne, le même groupe pose dans un studio d’artiste (pour la caution créative) ou bien assis sur une pelouse verdoyante, le long d’une barrière vermoulue (logique, en Angleterre, ça mouille).

La filiation entre cette pub et les peintures de Thomas Gainsborough (surtout Mr et Mrs Andrews) est évide

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