Sans aucun doute, Schiaparelli comptait parmi les défilés les plus attendus de cette semaine de la mode. Fondée dans les années 20, la maison d'Elsa Schiaparelli faisait alors concurrence à celle de Coco Chanel, brillait par sa fantaisie et son anticonformisme (lire Libération des 18-19 janvier). Fermée en 1954, elle fut rachetée en 2007 par Diego Della Valle, PDG du groupe Tod's et propriétaire du chausseur Roger Vivier. L'homme d'affaires italien avait probablement senti le potentiel de séduction que représentait une griffe dotée d'un tel cachet historique, à l'instar de Balenciaga ou Vionnet, réveillées après un long sommeil. Pour ce premier défilé haute couture, Marco Zanini a fait sobre. L'ex-directeur artistique de Rochas a concentré l'exubérance qui caractérisait les créations de Schiaparelli dans des détails : un chapeau de paille conique, une perruque façon Bozo le clown ou une manchette XXL en forme de lierre, qui s'attaque à tout l'avant-bras. Les vêtements se contentent d'hommages plus discrets au répertoire de la Schiap' : un nœud sur la poitrine, des couleurs pastels, des gants brodés, des jupes volantées associées à des vestes masculines. Les silhouettes sont belles. Pour autant, la féminité n'y est pas caricaturée :
haute couture
Fashion week : délicates reines des prés
Réservé aux abonnés
Début des collections féminines avec les fastes des grandes maisons, notamment Dior.
(Photos Sébastien Calvet)
Publié le 20/01/2014 à 20h36
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus