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Stages: la mode pas très modèle

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Peu ou pas rétribués mais laborieux, les aspirants diables n’ont pas les moyens de s’habiller en Prada. Comme chez Elite.

Dans l'atelier de Gerard Lognon à Paris. (Photo Joel Saget / AFP)
Publié le 24/01/2014 à 17h06

Quatre cent cinquante mille dollars (330 000 euros) : le prix du silence des stagiaires ? Aux Etats-Unis, l’agence de mannequins Elite Model vient de verser ce montant au terme d’un compromis dans la bataille judiciaire l’opposant à d’anciens stagiaires qu’elle avait négligé de rémunérer, la vilaine. Chacun recevra entre 700 et 1 720 dollars (510 et 1 260 euros). Pas folichon pour des stages de 40 heures hebdo, mais plutôt pas mal comparé à la réaction de Condé Nast. Poursuivi l’an dernier pour les mêmes griefs, le groupe de médias américain a fait simple : il a décidé qu’il ne ferait plus appel à des stagiaires.

En France, point d'affaire aussi spectaculaire. Mais le soupçon plane sur un milieu souvent accusé d'exploiter l'aura dont il jouitpour exiger ce que d'autres n'oseraient demander. Pour preuve, le tollé déclenché en octobre sur les réseaux sociaux par le magazine Elle qui voulait recruter des stagiaires ayant «au moins bac + 3» et «déjà une ou plusieurs expériences professionnelles» pour sa «Elle Academy». Certes exigeante, mais pas totalement incongrue, la démarche devait, selon Valérie Toranian, la directrice de la rédaction, aider à diversifier le recrutement (le projet a été abandonné, et Valérie Toranian n'a pas répondu à notre demande d'éclaircissement).

«Sous-sol». Faut-il pour autant croire à l'image véhiculée par Le diable s'habille en Prada (ou les délicieux tweets de Loïc P.), qui mon

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