Un homme se tient assis sur la plage de Tulum, au Mexique, ou tout en haut d’une pyramide maya. Petit détail : il est habillé en Maya l’abeille, suscitant l’incrédulité amusée des visiteurs de ces lieux touristiques. Et également de ceux de la Galerie des Galeries, à Paris, où l’énergumène en question, Jean-Paul Lespagnard, est exposé.
Le Belge, créateur de mode révélé par l’édition 2008 du Festival de mode et de photographie de Hyères, a distillé une bonne louche de son esprit surréaliste et déluré dans cet espace d’exposition des Galeries Lafayette. Mais «Till We Drop» ne se cantonne pas au premier étage du grand magasin, et démarre dans la rue de la Chaussée-d’Antin. Le jeune homme, né à Liège en 1979, a recouvert certaines vitrines d’une immense toile rayée noire et blanche, aux circonvolutions Op Art, recouvertes de motifs de petites fleurs que les abeilles viennent butiner. Des trouées dévoilent des mannequins habillés par ses tenues, colorées et légères, issues de la collection printemps-été 2014.
«Excès». Trop léger pour coller au monde de l'art, mais trop insolent pour adhérer totalement à celui de la mode, Lespagnard est quelque part entre les deux. Et le montre ici, construisant un pendant «muséal» à ses créations. «En dessinant ma collection, je pensais à une femme très riche qui part en vacances au Mexique, dans un resort. Il y a de l'insouciance, de l'inconscience, et l'idée, ridicule au fond, d'aller dans un pay




