C’est ce qu’on appelle un effet boomerang. Depuis quelques années, l’époque est au luxe réservé, les marques se doivent de concevoir un vestiaire épuré, classique, «intemporel» et, surtout, discret. Les vêtements sont comme en retrait, tout en épure. Pour les grandes griffes, dont les stratégies commerciales s’adaptent à des clientèles diverses, la chose est évidente.
Mais, depuis quelques saisons, c'est l'inverse qui se produit dans les studios de certaines des marques les plus indés du moment : sur les poitrails des chemises ou le long des cuisses s'affichent des slogans, ou bien ce sont les logos qui font leur retour en force. On peut citer un pull-over de Jacquemus, d'un blanc transparent sur lequel sont brodés ces mots, en majuscule, «le Pull Marine», clin d'œil à Adjani. Pour Undercover, le Japonais Jun Takahashi a recouvert les mannequins de sa collection printemps-été 2014 de phrases vides de sens : «I shut it now», «Demand/Reward». Récemment, le site internet de la revue anglaise i-D publiait un article assez drôle, signé Felicity Kinsella, qui recensait le retour des logos et autre déclarations blasonnées dans les collections des designers les plus bath du moment, de Christopher Kane à Kenzo.
Rétromaniaque. Tout phénomène de mode, qu'il soit grand public ou ciblé, doit se lire dans un double mouvement : la relecture qu'il exerce du passé, et sa façon d'innover. Ici, les




