La Fashion Week réserve parfois des surprises, entre shows décevants et «moments de grâce», comme dirait NKM, auxquels on ne s'attendait pas. Au milieu de cette tempête (dans un verre d'eau), il est une exception : Dries Van Noten ne déçoit (presque) jamais. Cette saison encore, le Belge a investi les sous-sols ténébreux du Grand Palais : pas de lumière naturelle, murs bruts, câbles et canalisations apparentes. Dans les haut-parleurs, de la musique bruitiste composée au début des années 80 pour la pièce Rosas Danst Rosas de la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker. Les silhouettes ravissantes de DVN égrènent subtilement le vestiaire de la danse classique. Les mannequins, sveltes et androgynes, évoquent le danseur étoile Rudolf Noureev, qui a inspiré au Belge sa collection. Parfois torse nu, ils portent des pantalons en maille près du corps, des chaussures façon pointes à rubans, des débardeurs échancrés, ou un déshabillé de satin à passer après la répétition. Jamais trop littéral, Van Noten complète avec des blazers en soie ocre, des chemises émeraude ou carmin, des costumes imprimés - un motif, particulièrement réussi, est l'œuvre de l'illustrateur Richard Haines et représente des danseurs en plein effort. Seul un détail venait troubler la poésie des silhouettes : un «R» en caractère gothique (typographie qui n'évoque plus rien d'autre que des tatouages de footballeurs) imprimé ici et là sur un pantalon ou un tee-shirt, en hom
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Fashion week: l’après-midi des faunes
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Esprit danse chez un magnifique Van Noten, déshabillés motard chez Margiela et minimalisme à claquettes chez Van Assche.
Publié le 27/06/2014 à 19h56
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