Au centre Pompidou-Metz, l'art des années 90 est actuellement exposé. Sur les sites internet comme Buzzfeed, les listes compilent les objets, accessoires ou événements dont se souviennent ceux qui ont vécu la décennie : les Polly Pockets, les VHS de Titanic, les ras-du-cou en velours, les excuses de Bill Clinton, l'eurodance ou les disquettes… Bref, toutes ces choses futiles ou historiques qui ont façonné cette décennie foutoir pendant laquelle, comme l'écrit l'historien des idées François Cusset dans l'ouvrage collectif Une histoire (critique) des années 1990, «l'extrême frivolité camoufle l'extrême violence des rapports sociaux».
Mais notre sujet du jour est une discipline qui, comme peu d'autres, permet de lire une époque et de tracer ses lignes principales : la mode. A partir de ce samedi soir, dans le cadre de son cycle estival «Summer of the 90s», Arte diffusera tous les samedis une série de courts documentaires de huit minutes chacun consacrés aux chiffons, et réalisés par Loïc Prigent.
Machine à fric. Que s'est-il passé dans la mode ? Beaucoup de choses. Pourrait-on nommer une grande tendance, un axe stylistique, un mantra de l'élégance d'alors ? Non. Car de la même manière que les 90's ont vu éclore les Spice Girls ou Nirvana, il n'y a que très peu d'unité entre, au hasard, les précis d'histoire de l'art d'un Christian L




