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Gaultier se dérobe

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Le créateur prodige a fêté en grande pompe samedi ses adieux au prêt-à-porter. Il se consacrera désormais uniquement à la haute couture et aux parfums.

Jean Paul Gaultier, au Grand Rex, à Paris, samedi, pour son dernier défilé prêt-à-porter. (Photo Julien Mignot)
Publié le 28/09/2014 à 19h06

Une marée humaine de curieux se pressait samedi soir à la porte du Grand Rex, à l’entrée du défilé Jean Paul Gaultier. Si la foule est toujours de mise aux shows du créateur, elle se voyait ici élargie, suite à l’annonce le 15 septembre de l’arrêt du prêt-à-porter de la marque, la griffe conservant sa haute couture et ses parfums. La salle parvenait à peine à contenir le flot d’amis, de collaborateurs, de figures de la nuit parisienne, de rédactrices de mode, de couturiers (de Pierre Cardin, 92 ans, à Alexander Wang, 30 ans) et de personnalités : Catherine Deneuve s’asseyait non loin d’Yvette Horner et de Fleur Pellerin. A elles seules, ces trois dames, des grâces en leurs domaines, représentaient la diversité du génial créateur, son élégance poreuse, popu et chic, et, surtout, sa célébrité, l’ex-petit banlieusard né en 1952 étant, à ce jour, le créateur le plus populaire de France.

Ras-le-bol. Pourquoi Jean Paul Gaultier arrête-t-il le prêt-à-porter, entamé en 1976 avec une collection réalisée avec des tissus du marché Saint-Pierre ? Pour le quotidien spécialisé Women's Wear Daily, il évoquait «un rythme frénétique des collections [qui ne laisse] aucune liberté, pas plus que le temps nécessaire pour trouver des idées et innover», ainsi que des «contraintes commerciales». Si le premier argument, grosso modo un ras-le-bol, est, aux dires de plusieurs de ses amis contactés, véridique, c'est bien le second, l'addit

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