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Prêt-à-penser

Le discours de la meta-mode

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A Marseille, la Semaine de la pop philosophie a discuté corps et robes ce week-end.

Lors du défilé Jacquemus à Paris, le 23 octobre. Une marque qui incarne «le bonheur de la consommation de l'instant». (Julien Mignot)
Publié le 27/10/2014 à 18h06

«Le but de la philo n'est-il pas d'oser penser des objets rétifs à la typologie classique du travail intellectuel ?» La phrase, lancée par l'universitaire belge Marie-Aude Baronian, servait d'introduction à la journée «Mode et philosophie», cycle de conférences organisé ce week-end, dans le cadre de la Semaine de la pop philosophie, à la Vieille Charité et au MaMo de Marseille.

Dire que la pensée a non seulement le droit, mais le devoir, de s’occuper de choses qui, a priori, ne la concernent pas n’est pas anodin. Le défi synthétise, en plus de l’esprit de l’événement marseillais, une ouverture du champ théorique, une nécessité de se confronter à des sujets «impurs», parce qu’insérés dans une logique mercantile (au passage, comme si le cinéma ou l’art contemporain échappaient à ce système). Sujet du jour : la mode veut-elle dire quelque chose ?

Evidemment, oui, comme à peu près tout. Mais comment trouver une articulation qui permettrait d'en dégager son fonctionnement ou sa signification ? C'est à ce défi que s'est collé l'organisateur Jacques Serrano. «L'objet "mode" est constitué intrinsèquement de questionnements philosophiques», a estimé Marie-Aude Baronian, tordant le cou à l'idée, assez glam et très répandue, du copier-coller de concepts sur les fringues.

Biotope. Penser la mode, c'est se retrouver face à un

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