Quelques jours avant son défilé pour Dior Homme, le créateur Kris Van Assche confiait à Libération avoir voulu «retravailler les codes du classicisme masculin avec un esprit plus contemporain, urbain et futuriste». Et de décrire «l'histoire» qu'il a tenté de raconter, soit la vision d'un garçon qui irait à l'opéra et dont la silhouette prendrait, au fur et à mesure de la collection, un sérieux coup de jeune. La métaphore du classique était littérale : samedi, au défilé, des violonistes surgissaient du podium, ajustaient leurs archets, accompagnés de samples electro. Aux manettes, le Karajan des musiques de show, le sound designer Michel Gaubert. La scénographie, signe de la force de frappe de la machinerie Dior, était à la hauteur de la collection. Les costumes, stricts ou queue-de-pie, se parent de badges, accompagnent une casquette vissée sur la tête. Le Belge Van Assche joue à mettre du jean, tissu on ne peut plus «cool», sur les cols des manteaux, s'amuse à poser les bodywarmers (de longs gilets en cachemire) par-dessus les fringues. Un jaune éclatant, en fin liseré ou en aplats, illumine la grisaille des cardigans ou des motifs prince de Galles. L'ensemble est à l'équilibre exact entre des impératifs commerciaux et une vivacité créative, dont ces mannequins à peine sortis de l'adolescence étaient l'incarnation.
Mode
Dior Homme. Chef d’orchestre
Prêt-à-porter automne-hiver 2015. Les défilés vus par la photographe Emma Picq.
(Photo Emma Picq. )
ParClément Ghys
Publié le 27/01/2015 à 13h25
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