Des formes très structurées, voire architecturées, des robes au-dessus du genou, des minijupes, des petits shorts, des bottes plates à mi-mollet… Et puis du vinyle, du rose layette et, surtout : du blanc. Le voilà, le legs à l'histoire de la mode d'André Courrèges, agitateur de la révolution vestimentaire des années 1960, disparu jeudi à l'âge de 92 ans, vaincu par la maladie de Parkinson. Surnommé «Le Corbusier de la haute couture», le couturier diplômé des Ponts et Chaussées, passionné d'architecture et marqué par ses années de travail dans l'ombre de Cristobal Balenciaga, se prévalait davantage du design que de la mode. Il avait lancé son entreprise en 1961, avec l'envie d'habiller la jeunesse et de libérer la femme de ses carcans (tels les talons hauts). Durant toute sa carrière, il dira s'adresser avant tout aux femmes modernes, actives, désirant plus acheter «un mode de vie» que des vêtements. Il avait pris sa retraite en 1994, se consacrant à la peinture et la sculpture, laissant sa femme Coqueline poursuivre l'activité de la maison, finalement vendue en 2011 au duo Frédéric Torloting et Jacques Bungert.
Le couturier André Courrèges se dérobe
Publié le 08/01/2016 à 20h41
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