C'est fait. Les Transmusicales s'ouvrent aujourd'hui à Rennes. Jusqu'au tomber de rideau, dimanche aux petites heures du matin, elles accueilleront une soixantaine de groupes et DJ's venus de tous les horizons (Angleterre, Mozambique, Bretagne, Canada, Autriche, Brésil, Paris, Seattle...) En soi, la nouvelle n'a rien d'exceptionnel. C'est la dix-huitième édition du festival automnal à «tête chercheuse» lancé en 1978, avec trois francs six sous, pour servir de podium à la scène rennaise. Mais les «Trans» se montent toujours au bord de l'équilibre et elles étaient, cette année, à deux doigts de la rupture. Au lendemain de l'édition 95, un peu minée par les grèves de décembre, la gueule de bois ne ressemblait pas aux précédentes. Hervé Bordier, qui a oeuvré au lancement du festival à l'époque où il couvait Marquis de Sade, a annoncé à ses deux complices, Jean-Louis Brossard et Béatrice Macé, qu'il quittait Rennes pour d'autres aventures (l'Aéronef à Lille). Ils n'ont pas été pris de court, ils vivaient depuis un moment avec les doutes de leur alter ego directeur artistique et n'ont pas eu à s'interroger longtemps pour décider qu'ils continueraient sans lui. Ils avaient toutefois d'autres soucis. L'édition 95 a laissé un trou important dans la trésorerie. Le déficit cumulé du festival qui tournait autour d'un million de francs a brutalement passé la barre des deux millions. «En 1995, nous voulions trouver une nouvelle dynamique, explique Béatrice Macé. Lors de l'édition précéden
Entrée en «Trans»
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Ouverture ce soir des XVIIIes Transmusicales de Rennes, avec une soixantaine de groupes et DJ's.
Publié le 05/12/1996 à 3h01
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