Au pied de leur hôtel parisien, quelques dizaines de gamines épuisées supplient les portiers de faire passer en douce une photo à dédicacer. Une fois franchi le couloir stratégiquement occupé de barbouzes bardés de téléphones portables, la porte de la suite s'ouvre sur un gynécée. Elles se lèvent d'un bond aérobic, et, les yeux dans les yeux, se présentent à leurs visiteuses d'une poignée de main plus ou moins ferme, avant d'offrir des bouquets envoyés par les fans" Sur le canapé où elles se sont jetées d'un même élan, Geri, la rousse-blonde à la voix rocailleuse, se fait lisser les cheveux par Emma, Heidi britannique affublée d'une panthère en peluche, qui elle-même se fait papouiller par Mel C., survêtement noir et jaune, laquelle est partiellement recouverte par Mel B., la Black expansive en manteau façon tapisserie et ongles démesurés assortis de vernis léopard. Seule Victoria, jupe en cuir ras la touffe et talons aiguilles rouge métallisé, reste à l'écart, ne trompant son ennui manifeste que pour annoncer son intention d'aller faire pipi (deux fois en 30 minutes). Manifestement plus sympathiques et intéressantes que n'importe quel boys band, les filles épicées n'arborent cependant pas la plastique avantageuse de leurs cousins 2Be3 ou Alliage: trop sexy mais vraiment pas assez, surmaquillées et gamines, totalement natures et faussement putes, elles ont à la fois le côté touchant d'une voisine de palier avant sa première sortie en boîte et la rouerie des filles affranchie
Interview
Que Spice-t-il? «Nous aussi, on a des boutons».
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Rencontre avec les Spice Girls, copines à la candeur bien rodée.
Publié le 20/12/1997 à 14h10
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