Menu
Libération
Critique

Le retour du fils kabyle.

Réservé aux abonnés

MUSIQUE. Après une traversée du désert, Takfarinas est samedi au Zénith.

Publié le 25/09/1999 à 0h52, mis à jour le 25/09/1999 à 0h52

Juste un an après «1,2,3 Soleil» à Bercy (Khaled, Taha, Faudel), la chanson raï fait sa rentrée 99 avec le berbère algérois Takfarinas au Zénith, sous le signe inédit du «yal». Qu'est-ce à dire?

La «chanson moderne kabyle», terme usité depuis les années 70 pour cataloguer les vétérans, tels Idir et Djamel Allam, n'étant plus de mise, cela fait une quinzaine d'année que Takfarinas (aidé en cela par Rabah Asma) cherchait à rafraîchir l'image folksong et vieillissante qui colle à sa chanson Kabyle. «Je ne voulais plus qu'on me demande ce que c'est que ma musique: berbère, kabyle ou algérienne" Je voulais un sigle, j'ai cherché durant six mois, avant de trouver «Yal» (chaque)».

Dans l'ombre d'Idir. «Yal», comme «raï», remonte à la nuit des temps, c'est un mot qui revient dans tout les refrains traditionnels du répertoire kabyle. Jusqu'au dernier album de Takfarinas. Sorti avant l'été, avec en locomotive Zama, tube oriental formaté pour les beurs, Yal n'échappera pas à la confrontation avec l'album Identités», compilation de reprises du maître ancien Idir (sortie le 28 septembre). Un tournant de la chanson kabyle qui oblige à choisir son camp: le Claude François berbère du «Yal» et, ou le Paul Simon kabylo-parisien «identitaire».

Takfarinas, venu de la rue, perdure depuis Weytelha, son succès 1987, comme une thérapie pour la jeunesse algérienne; Idir, venu des universités d'Alger, est l'éternel chanteur des masses étudiantes. A presque quarante ans, Takfarinas ne ve

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique